Les hommes se sont souvent
interrogés à propos des extraterrestres.
Existent-ils ? - De quoi
peuvent-il être faits ? - À quoi ressemblent-ils ?
Ceux qui admettent leur
existence pensent généralement qu'ils doivent présenter des similitudes
avec nous. Pour l'affirmer ils se fondent :
-
Sur la présence partout
dans l'Univers des mêmes contraintes physiques. Elles ont modelé les
organisme vivants sur Terre ; elles ont dû agir de la même façon en
d'autres lieux.
-
Sur les lois de la
biochimie du carbone qui, à notre connaissance, est seule susceptible
de construire des structures adaptées au vivant.
-
Sur l'émergence d'une
intelligence comparable à la nôtre en considérant que notre forme de
logique contient quelque chose d'universel.
Au départ, il s'agissait là
de pures hypothèses, mais qui ont suscité des recherches dans de
nombreuses directions. J'en présente quelques-unes dans l'encadré.
À la lumière des travaux
publiés sur ce site je me sens en mesure d'ajouter quelques éléments au
débat et d'affirmer que ces extraterrestres, s'ils existent, doivent
être très semblables à nous au moins sur ces points :
-
J'ai montré que sur la
Terre les êtres vivants sont construits par niveaux d'organisation successifs
bien définis - atomique, moléculaire, enzymatique, cellulaire,
animal...- selon un type de classification que l'on retrouve aussi dans
la structure des objets célestes
et qui serait universel. Il s'appliquerait donc à tous les objets
structurés de l'Univers, donc aux extraterrestres eux-mêmes.
-
De plus, dans chacun de
ces niveaux, le nombre de constituants est fixé très précisément par la
courbe en cosinus qui
s'étend à travers tous de l'atome d'hydrogène à l'Univers. Ces deux
extrèmes ont partout la même valeur, ils fixent donc la masse de tous
les objets qu'ils encadrent, y compris les extraterrestres. Étant à un
niveau d'organisation équivalent, leurs masses devraient être
comparables à celles des humains.
-
Dans d'autres travaux à
paraître sur le Web (Cf. Peut-on
mesurer la vitesse de l'Évolution ? et L'Ontostat, régulateur
fondamental des êtres vivants), je montrerai qu'ils doivent aussi
se trouver sensiblement au même degré d'évolution que nous et que leurs
mécanismes de régulation doivent présenter certains aspects identiques
aux nôtres.
Ainsi, si nous rentrons un
jour en contact avec des extraterrestres, il est fort probable qu'ils
nous étonneront par leur ressemblance avec nous, ressemblance physique,
mais aussi ressemblance morale marquée par un désir de communiquer et
d'échanger des informations. Soyons prêts.
|
Certains
chercheurs (Science&Vie n° 985, oct. 1999) commencent à débrouiller
le problème à la lumière des connaissances scientifiques actuelles. Ils
les voient assez proches de nous par de nombreux aspects (biochimie du
carbone, schéma fonctionnel, intelligence).
D'autres
essaient de prévoir tous les aspects
que la vie peut prendre en recherchant et observant les formes
biologiques les plus étranges sur la
Terre.
Enfin des
tentatives sont faites pour capter dans l'univers des signes pouvant
prouver l'existence de la vie d'abord, puis celle d'extraterrestres. On
a trouvé dans le système solaire toutes sortes de molécules
biochimiques aussi complexes que les porphyrines lunaires, prouvant que
les premiers
stades de la vie apparaissent relativement facilement. Mais pour les
étapes ultérieures et, ce qui nous intéresse le plus, la présence
d'êtres
organisés à un niveau d'évolution proche du nôtre, nous n'avons encore
aucun indice. Les recherches se mènent dans deux directions : la
découverte dans l'univers d'autres systèmes solaires où graviteraient
une ou plusieurs planètes comparables à la Terre et susceptibles
d'abriter la vie. Et l'écoute patiente des bruits venus du cosmos pour
essayer de détecter quelque message adressé par d'autres nous-mêmes aux
habitants de l'univers ou tout simplement des signes involontaires
trahissant leur présence. Ces dernières recherches sont menées
entre autres par l'Institut d'Astrobiologie de la NASA, avec le
programme SETI
(Search for extraterrestrial Intelligence) financé en premier par The Planetary Society
et utilisant des moyens aussi importants que l'observatoire d'Arecibo à Puerto
Rico, doté du radio-télescope le plus grand et le plus sensible du
monde.

|
|