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- 4.7 - Explication de la Vie et de l'Évolution (II).

par Denys LÉPINARD

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Je suis maintenant en mesure d'apporter une explication précise de la vie et de l'évolution. Les éléments de preuve ont été développés dans ce site. Je donne ici une formulation concise en 7 points, suivie de quelques clarifications :

(1) Le vivant se caractérise par l'intégration de nombreuses régulations.
(2) On observe au cours de l’évolution l’amélioration progressive de ces régulations, de leurs performances, de leur intégration et de leur coordination.
(3) L'ontostat est un modèle de boucle de régulation constituée de deux ondes circulant en sens opposés,
(4) l’amélioration des régulations est dû au déphasage progressif de ces ondes dans l’ontostat,
(5) et le déphasage des ondes dans l’ontostat est lié au déphasage des grandes ondes fondamentales dans l’univers.
(6) Ce déphasage progressif des grandes ondes se mesure par les équations en sinus.
(7) J’en apporte une autre preuve par la courbe des masses des individus en cosinus.

Explicitons tout cela point par point :

(1)- Une des caractéristiques de la vie est son ensemble de régulations intégrées. L’étude du vivant, que ce soit dans ses profondeurs biologiques ou dans ses superstructures économiques, ne manque pas de nous frapper par le nombre, la complexité et la finesse des contrôles et des régulations. La moindre sécrétion, le moindre geste est soumis à plusieurs niveaux de contrôles hiérarchisés.
Il n’est pas possible d’entrer dans les détails dans le cadre de ce court article, je renvoie à la lecture de quelques bons ouvrages (La Décision de Alain Berthoz). Ce que l’on peut dire rapidement, c’est que, pour l’homme par exemple, le plus petit geste active des zones spécialisées du cerveau avant même son commencement, avec des boucles permanentes « réentrantes », des contrôles mutuels hiérarchisés, les choix faits par des empilements de modules de complexités différentes, chacun fonctionnant sur une simulation interne du niveau inférieur. Mais il faut voir aussi que ces zones, ces modules, sont des ensembles cellulaires eux aussi hiérarchisés et régulés intérieurement, et que chaque cellule est elle-même d’une extrême complexité biologique, un grouillement organisé et régulé de macromolécules et de molécules à la recherche chacune de son propre équilibre énergétique.
De plus, un geste même anodin est fait dans un environnement, avec la précaution de ne pas bousculer, ne pas se cogner, dans un contexte socio-économique qui va répondre par ses propres contrôles, et aussi dans le respect de la biosphère, elle-même siège de multiples régulations, etc.
C’est dans ce sens que nous disons que la caractéristique principale de la vie est de s’être construite sur un ensemble complexe de contrôles hiérarchisés auquel rien n’échappe et qui à toujours tendance à s’étendre. Seulement, nous pourrions peut-être regretter certains aspects de l’activité humaine concernant notre environnement et semblant échapper à tout contrôle; mais il s’agit plutôt d’ensembles de régulations cherchant encore leur positionnement et qui le trouveront sous la nécessité pour la suite du développement de l’humanité.

(2)- Une caractéristique de l’évolution est l’amélioration progressive de ces régulations; l’amélioration de leurs performances, de leur intégration, de leur coordination.
En analysant les mécanismes du vivant au cours de l’évolution, on s’aperçoit qu'ils reposent sur des systèmes de plus en plus complexes et de mieux en mieux régulés, que l’on passe des régulations biologiques surtout quantitatives -la régulation d’une hormone ou d’une molécule se faisant par sa concentration-, aux régulations commerciales et économiques beaucoup plus souvent qualitatives.
Surtout avec l’homme de nouveaux types de régulation se mettent en place; ce sont des actions menées en vue de projets, où la régulation se fait virtuellement, par la pensée avant l’action. A mesure que les régulations deviennent plus efficientes, elles portent de plus en plus vers le futur.
De façon globale sur la durée de l’évolution (pour nous depuis la matière inerte), nous passons de régulations quasiment nulles dans des systèmes déterministes -chocs de matière, mouvements gravitationnels-, à des régulations plutôt quantitatives dans les mécanismes biochimiques, puis plutôt qualitatives dans les choix des êtres vivant, et enfin de plus en plus sous l'influence d'événements devant arriver dans le futur.

(3)- L'ontostat est une boucle de régulation constituée d’un système de deux ondes circulant en sens opposés; il est le régulateur de l’activité biologique ou économique. Il fonctionne sur un modèle à deux voies : une voie d’action régulée par une information revenant par une autre voie. J’ai montré que ces voies peuvent être de nature ondulatoire (périodes de compression suivie de périodes de dilatation qui ont tendance à se répéter, à prendre un rythme régulier, à s'étendre, à s'amplifier et à se renforcer mutuellement).
J’ai montré aussi que le schéma général de l’ontostat, dont l'aspect important est la différence de phase entre les deux ondes, évolue lorsque l’on passe du niveau biologique au niveau économique.

fig. 1 - Ontostat biologique

fig. 2 - Ontostat économique

(4)- L’amélioration des performances de l’ontostat est due aux déphasages de plus en plus grands de l’onde d’information par rapport à l’onde d’action. Chaque voie se détache de l'autre. Le retour d'information revient plus tôt sur le début de l'action permettant entre temps de meilleurs traitements, plus longs et complets, que ce soit pour l’action ou pour le retour d’information. Chaque voie travaille plus profondément en phase contractée et plus largement en phase dilatée.
À chaque niveau d’organisation N correspond un certain déphasage des deux ondes fondamentales (marron et verte), un certain modèle d’ontostat et un certain type de régulation.

Figure 3.
La Sinusoïde Universelle.

(5)- Le déphasage des ondes dans l’ontostat accompagne le déphasage des grandes ondes dans l’univers. Les ontostats se calent sur ces ondes fondamentales. Ils fonctionnent mieux au passage des ondes fondamentales au moment où les mêmes décalages de phase se retrouvent stimulant les systèmes de régulation du vivant et de l'économie. Ce sont les positions remarquables que nous retrouvons sur l'onde de battement (rouge).

(6)- Ce déphasage progressif des grandes ondes fondamentales se mesure par les équations en sinus présentées dans ces pages. Il représente donc le progrès évolutif, le développement de la vie.

(7)- J’en ai apporté une autre preuve par la courbe des masses des individus en cosinus, en bleu sur la figure 3.

Nous voilà au cœur du mécanisme de l’évolution, donnons quelques explications supplémentaires :

La clef de ce mécanisme est le glissement de deux ondes l’une sur l’autre ; du fait de leur mouvement ou d’une différence de longueur d’onde, leur phase relative varie constamment faisant apparaître un phénomène de battement. Ces deux ondes se déplacent en sens opposés, une supporte les activités, l’autre l’information. Elles agissent en dilatation / compression.

Celle d’action supporte les activités biologiques et humaines; en phase contractée, la fabrication, et en phase dilatée les ventes, les échanges et rencontres.
Celle d’information circule en sens inverse relativement au système considéré. Elle fait revenir l’information et contrôle l’activité de fabrication. En phase contractée, elle extrait l’information, en phase dilatée, elle la redistribue.

Ces deux ondes organisent la régulation du système qu’elles sous-tendent. Nous avons vu comment en étudiant l’ontostat. Le type de régulation dépend bien sûr de la phase relative des deux ondes l’une par rapport à l’autre. À chaque niveau d’organisation N correspond un certain déphasage des deux ondes fondamentales, un certain modèle d’ontostat et un certain type de régulation :

1-Lorsque les deux ondes sont en phase et exactement superposées, l’action et le retour d’information sont synchrones; il y a peu de retour d’information, donc peu de contrôle ou de régulation de l’action, nous sommes dans un système déterministe. Ce sont les niveaux des particules et encore aussi des molécules.

2- Lorsqu’un léger décalage apparaît entre les deux ondes, l'onde d'information se dégage de l'onde d'action; l’information concernant le résultat revient vers le début de l’action et peut la moduler ; une régulation peut se mettre en place, quantitative d’abord dans les milieux biologiques, et se développer ensuite dans les activités humaines. Pour nous cette amélioration est directement liée à l’augmentation progressive de la différence de phase entre les deux ondes

3- Ensuite le déphasage augmente encore favorisant des régulations plus larges, plus complexes et où l’aspect qualitatif devient plus important.

4- Puis le décalage des ondes dépassant la longueur d’onde, une ouverture vers le futur devient possible, on passe de la régulation au projet.

Ainsi l’évolution de la vie sur Terre nous apparaît bien comme totalement liée au mouvement de ces deux grandes ondes à travers l’Univers. Elle est produite par le glissement de ces deux ondes qui change progressivement les conditions de régulation des phénomènes qui deviennent de plus en plus larges et sûres puis tournées vers le futur.

On admet bien que des objets célestes se forment en relation avec des systèmes d’ondes, Pourquoi pas la Vie ?

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juillet 2006