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- 3.14 - L'information électromagnétique

par Denys LÉPINARD

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La force électrique

1- Interférences et modifications de l'information.
Jusqu’à présent nous avons retrouvé un certain nombre de lois de la physique en considérant le cas d'une simple particule isolée ; nous allons maintenant nous pencher sur ce qui se passe lorsque deux particules sont en présence. Il apparaît tout de suite que, lorsqu'elles sont voisines, leurs systèmes d’ondes interfèrent et l’information qu'elles reçoivent et qui concerne leurs nouvelles positions, s’en trouve modifiée ; elles répondront en se repositionnant différemment et en se dirigeant vers une autre place que celle que leur indique l'ensemble des particules de l’Univers. Pour seulement deux particules en présence l’effet de leur action mutuelle sera, par symétrie, de les faire s’écarter ou se rapprocher ; la science actuelle parle alors de forces, nous aurons un autre point de vue. Nous allons commencer par ce que nous appellerons désormais l’information électromagnétique –on pourrait dire la désinformation puisque les interférences perturbent les informations reçues par chaque particule-. Mais avant, il nous faut définir, dans le cadre de la Théorie du Repositionnement, ce qu’est une particule chargée et préciser ce qui différencie deux charges opposées.

2- Deux types de particules.
À ce point de notre démonstration, nous pouvons faire la distinction entre deux types possibles de particules. J'ai défini plus haut une particule comme un double système d’ondes concentriques ; or ce qui caractérise un système d’ondes, c’est en premier lieu la phase. Deux systèmes peuvent être identiques avec même vitesse, même période et même amplitude, mais être en phase, en opposition de phase ou en décalage de phase quelconque. Sur la figure 1 j’ai représenté deux systèmes en phase entre eux (1 et 2) et un troisième en opposition de phase avec les premiers. Ces ondes schématisent en coupe des particules dont nous avons vu le schéma en élévation plus haut ; étant entendu que ces ondes sont des ondes longitudinales de compression dans les 3 dimensions de l'espace.

Figure 1

Cela étant précisé, j’ai fait ensuite l’hypothèse que la charge pouvait être liée à la phase : deux systèmes en phase auront même charge et deux systèmes en opposition de phase auront deux charges opposées. La première raison en est que deux particules identiques sauf pour la charge, deux antiparticules, s’annihilent mutuellement lorsqu’elles se trouvent en contact - avec émission d’un rayonnement que nous avons expliqué-. On voit sur la figure 1 que c’est ce qui se passerait si on mettait en superposition les deux courbes inférieures qui sont en opposition de phase ; elles s’associeraient de façon destructive, et l’ensemble disparaîtrait. Si on superposait de même les deux courbes supérieures, elles s’associeraient de façon constructive, avec une amplitude doublée ; on peut donc associer aussi la charge à l’amplitude : une amplitude double équivaut à une charge double. C’est un premier pas qui donne crédit, dans le cadre de cette Théorie du Repositionnement, à la comparaison entre la charge et la phase ; mais nous pouvons aller plus loin : Si deux particules s’approchent sans se superposer exactement, qu’elles soient en phase ou en opposition de phase, elles interfèrent ; regardons les figures 2 et 3. Sur la figure 2 les deux courbes supérieures sont deux systèmes d’ondes en phase, mais décalés d’une longueur d’onde. La courbe inférieure schématise leur association : elles se combinent de façon destructive dans l’espace entre elles, et s’ajoutent avec doublement de l’amplitude mais conservation de la période à l’extérieur.

Figure 2

Sur la figure 3 nous avons deux particules en opposition de phase ; elles sont séparées par deux longueurs d’ondes. Elles s’associent de façon constructive à l’intérieur de l’espace qui les sépare et se détruisent à l’extérieur:

Figure 3

Et en restant fidèles à notre hypothèse d’une onde de phase qui guide et anticipe le mouvement de la particule ou, ce qui revient au même, d’une particule qui se déplace du côté où la fréquence de la vibration est la plus grande, nous voyons que :
deux particules en phase, de même charge, s’écartent l’une de l’autre puisque les vibrations s’annulent dans l’espace entre elles et s’associent constructivement à l’extérieur (figure 2).
et que deux particules en opposition de phase, donc de charges opposées, se dirigent l’une vers l’autre pour la raison inverse (fig. 3).

Nous pouvons reprendre nos principaux points et faire quelques remarques :

La charge est marquée par la phase, deux particules en opposition de charge seront en opposition de phase. Cela implique que, au moins localement, les particules de même charge vibrent en phase.

La symétrie CPT. Le respect de cette symétrie est fondamental en physique ; elle est étonnante en ce sens que, pour une particule, trois grandeurs apparemment différentes, la charge C, la parité P et le temps T doivent s’inverser concurremment. Pour la théorie du repositionnement que nous exposons ici cela peut devenir un véritable cas d’école à l’appui de sa validité. En effet, pour notre modèle de particule, que nous avons décrit comme un système de deux ondes, l’inversion de charge C à l’origine de l’antiparticule est une inversion de phase. Cela se fait en remplaçant les maximums par les minimums et réciproquement, ou bien, ce qui revient au même, en changeant de signe simultanément les trois coordonnées de l’espace, c'est-à-dire une inversion de parité P. Dans cette opération, l’onde convergente prend la place de l’onde divergente et réciproquement, ce qui revient aussi à une inversion du temps T.
Cela aurait du mettre les scientifiques sur cette voie depuis longtemps.

Le fait pour deux systèmes d'être en phase ou en opposition de phase correspond à leur état mutuel lorsqu'ils sont superposés. S'ils s'écartent, ils retrouvent cet état chaque fois qu'ils sont distants d'un multiple entier de la longueur d'onde. Cette hypothèse impose donc que la distance entre les particules en interaction soit toujours régie par cette contrainte, ce qui implique des positions et des trajectoires particulières ; c'est ce que nous en avons vu en étudiant les franges d'interférence dans l'atome d'hydrogène.

L’intensité de la charge est marquée par l’amplitude, qui décroît avec la distance du centre. Puisqu’il s’agit d’ondes convergentes, il faut penser à une croissance de l’amplitude vers le centre de charge, sans doute grâce à une organisation progressive d’un clapotis ou désordre général du milieu.
Ces premiers résultats sont tout à fait conformes aux données de la physique et vont nous permettre d’aller plus loin.

Pour respecter la loi de conservation de la quantité de mouvement, les destructions d'information par interférences entre les ondes convergentes de chaque particule doivent se faire de manière égale et symétrique. C'est le cas puisqu'il s'agit de soustractions d'amplitudes entre les ondes.

3- L’Information remplace la Force.
C’est à dessein que plus haut j’ai employé les termes, s’écartent et se dirigent. En effet, en Théorie du Repositionnement, on ne peut plus dire que des particules s’attirent ou se repoussent par l’intermédiaire de forces aveugles ; la notion de force disparaît au profit de celle d’information. Et celle de champ prend un tout autre aspect, celui d’un milieu parcouru par des ondes qui transportent de l’information vers et à partir de chaque particule. Il faut comprendre que ce sont bien les particules qui se mettent en mouvement à la suite d’informations reçues. Chaque particule se voit assigner une place par l’ensemble des autres particules de l’univers, l’information pour cela est véhiculée par les ondes convergentes. Mais lorsque deux particules sont proches l’une de l’autre, ces ondes convergentes interfèrent entre elles, l’information reçue par une particule est modifiée et les conditions de son repositionnement aussi : elle ne rejoint plus la place assignée mais une autre. En particulier, les interférences entre deux particules se produisant sur les ondes situées entre ces particules ou à l’extérieur dans le prolongement du segment qui les joint, les informations effacées (dans le cas d’interférences destructives) ou amplifiées (dans le cas d’interférences constructives) se situent dans ces zones et les particules s’écartent ou se rapprochent : le repositionnement se fait vers plus d’information et s’écarte des zones vides d’information. Cela pourrait autoriser, comme je le fais en diverses occasions dans ce texte, à personnaliser les particules ; tout en précisant que cette personnalité est bien ténue et se limite absolument aux activités de déplacement.

Ainsi, tout ce que l’on appelle traditionnellement « force » s’explique dans la théorie de Repositionnement universel par un déficit d’information dans une direction de l’univers qui modifie l'orientation du prochain repositionnement de la particule. Ce déficit d’information est dû à la présence d’une ou de plusieurs particules et à des interférences entre leurs systèmes d’ondes : dans certaines conditions les ondes s’associent de façon destructive et s’annulent. D’où une perte d’information et la particule se repositionne dans la direction opposée, celle d’où elle reçoit de l’information. Cela peut s’interpréter dans le cadre de la science traditionnelle comme une perte de masse globale pour cet ensemble de particules ; c’est bien ce que nous observons : plus fortement les particules sont liées, plus importante est cette perte, de masse ou d’information. En fait on considère cela en sens inverse en constatant que les quarks, constituants du proton, sont individuellement plus lourds que ce proton.

4- Nous pouvons maintenant tenter un calcul.
Nous venons de voir que notre simple hypothèse initiale d’ondes convergentes permet de reproduire et d’expliquer le comportement des particules chargées, mais pour que cela ne reste pas un simple modèle théorique, il faut essayer de retrouver les valeurs déjà connues liées à ces interactions. La figure 5 reprend la figure 3 qui représente deux particules P1 et P2 vibrant en opposition de phase – elles sont donc de charges opposées - et à une certaine distance l’une de l’autre -ici quatre longueurs d'onde.

Figure 5

Faisons ce calcul tout simple. Nous pouvons écrire notre équation fondamentale qui mesure l'inertie d'une particule :

I0c2 = hν0

ou

I0c2 = hc/λ0

Si maintenant nous considérons l'inertie dans une direction donnée Ia ou Ib, elle est inversement proportionnelle à la longueur des ondes arrivant de ce côté. Connaissant la masse de l’électron ou son inertie I0 au repos, nous pouvons calculer la longueur d’onde fondamentale ; elle est de 0,024263 angströms (2,426.10-12 m). C’est la longueur d’onde entre les particules (figure 5) qui nous permet de calculer l’inertie Ia de la particule dans la direction a.
En direction b, maintenant, les ondes s’annulent, la fréquence νb est nulle et la longueur d’onde λb infinie. Mais une longueur infinie se limite au rayon de l’univers dont on peut connaître l’ordre de grandeur (estimé selon les hypothèses actuelles). Or si nous exprimons ce rayon de l’univers en fonction de la longueur d’onde fondamentale λa qui est une unité naturelle, nous obtenons une valeur de l’ordre de 1039. La particule se déplaçant du côté des plus petites longueurs d’onde, le rapport des longueurs d’ondes ou des fréquences nous permet d’évaluer la tendance d’une particule à aller d’un côté. Dans ce cas, il est égal à 1039. Du côté a, l’onde fondamentale représente la force de gravitation qui normalement s’exerce de tous les côtés de la particule, mais qui est ici annulée du côté b. De cette disposition résulte l’information électromagnétique. On ne manquera pas de faire le rapprochement avec la formule déjà connue du rapport entre la force électromagnétique et la force de gravitation :

G.mp.me/k.e2= 4,4.10-40

k étant la constante de Coulomb.
A la page suivante, nous allons traiter des forces nucléaires, forte et faible (à venir).

Remarque sur la théorie du Repositionnement et l'Information.
Nous venons de voir que les particules se comportent en fonction de l'information qu'elles reçoivent de toutes les autres particules de l'univers et que la charge électromagnétique est directement liée au rayon de cet univers. Dans l’exposé de cette théorie du repositionnement, nous avons déjà rencontré quelque chose de semblable : A la page 3.1, nous avons vu que la constante de structure fine met curieusement h, la constante de Planck, en relation avec le 1/2 logarithme d’un nombre proche de celui des particules de l’univers. J'ai interprété ce logarithme comme mesurant l'information de l'Univers.
N'oublions pas que les particules construisent le vivant en s'assemblant et qu'un élément essentiel de l'Evolution et de la Vie est l'information. Le vivant se construirait-il grâce à l'information venue de l'Univers ? Nous avons, dans ce site, des éléments pour y répondre.

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août 2005